Le sommaire du mois

N°571 : Sommaire
Voiles et Voiliers septembre 2018

VV n° 571
Nouveautés 2019
Le grand retour des course-croisière

Une rentrée excitante. A tel point que la rédaction n’a pas pu faire un tour exhaustif des nouveautés annoncées pour les salons de Cannes et de La Rochelle. Autre bonne nouvelle : on note le retour des course-croisière, des bateaux élégants et rapides. Du plus «tradi» au plus chic, tour d’horizon de ce que proposent les chantiers pour cette rentrée.

Essai
Pabouk 700
, quille longue et idées larges

Il a de la gueule, ce petit croiseur dessiné par Marc Lombard. Bien dans la lignée des étonnants catboats houari déjà inventés par Antoine Carmichaël, il a des atouts à faire valoir pour des promenades tranquilles. Et il sort vraiment des sentiers battus. Retrouvez l'essai en vidéo.

Pabouk 700Doué pour se glisser dans les moindres recoins de la côte, le Pabouk 700 bénéfi cie d’une construction de qualité.Photo @ Sébastien Mainguet
Essai
MMW 33
, objectif Transquadra

Le bateau que nous avons essayé n’était qu’un prototype, le chantier espagnol Mestral Marine profitant des courses de l’été pour apporter des dernières modifications avant la présentation du MMW 33 au Grand Pavois de La Rochelle. Qu’on se le dise : ce voilier abordable, tourné vers la course en équipage réduit, est une jolie petite bombe qui espère tailler des croupières au Sun Fast et autres JPK. Retrouvez l'essai en vidéo.

MMW 33La carène du MMW 33 est marquée par un bouchain arrondi qui remonte sensiblement dans les sections arrière.Photo @ Loïc Madeline
Essai

Sun Odyssey 410, forte personnalité, souci du détail

Le petit frère du 440 ? C’est aller un peu vite en besogne. Si ce plan Lombard s’inscrit dans la lignée du 440 de Philippe Briand, il possède sa propre personnalité. Ce pur croiseur, qui se distingue par un luxe de détails qui n’en sont pas, renouvelle intelligemment l’offre sur ce segment très recherché. Retrouvez l'essai en vidéo.

Sun Odyssey 410Les nouveaux dessins de carène avec des étraves volumineuses offrent un espace inédit sous le pont.Photo @ Loïc Madeline
Essai
Ovni 450
Montée en gamme

Le chantier Alubat a conservé la carène de l’Ovni 445 et c’est tant mieux. Mais sur cette version «upgradée» parfaitement adaptée à un programme de grande croisière, Marc Lombard a entièrement revisité le reste de ce bateau emblématique, avec un niveau d’exigence et de qualité remarquable.

Interview
Eric Monnin
: «L’avenir du foil est sur monocoque !»

Imaginé par le Suisse Eric Monnin et construit par Damian Weiss, le Monofoil Gonnet suscite la curiosité. Ce monocoque, qui se distingue par ses lignes épurées et ses foils en triangle, bouscule déjà les conventions des mono classiques. Retrouvez les images de ce bateau en vidéo.

Monofoil GonetDeux équipiers aux trapèzes, des foils triangulaires et un esthétisme rare : le Monofoil Gonet balaie les conventions des monocoques classiques en dépassant les 25 noeuds très facilement.Photo @ Loris Von Siebenthal
Dossier voiles de demain
Innovation
, le temps des ailes

Ça ressemble à un croisement entre un décor imaginé par HR Giger (le père de la créature d’Alien) et un bibendum Michelin dégonflé. Ça, c’est l’aile gonflable IWS, un gréement gonflé à basse pression qui, s’il s’avère esthétiquement contestable, n’en est pas moins efficace et très malin. Voilà l’un des types de voiles que la rédaction de Voiles et Voiliers a testés pour ce dossier consacré au futur des gréements. De l’aile de kite d’Yves Parlier à la voile qui se replie comme un store, tour d’horizon des expérimentations qui pourraient être commercialisées et équiperont peut-être nos bateaux dans un avenir proche. Retrouvez l'essai de l'Armorkite AK-650 en vidéo.

Les voiles de demainEtonnant, non ? Cette voile gonflable IWS fonctionne avec une soufflerie interne… Le concept semble prometteur.Photo @ Sébastien Mainguet
Anniversaire
National Maraudeur
, 60 ans et loin de la retraite

En mai dernier, des amoureux du Maraudeur fêtaient les 60 ans de la série dans le Jura. Deux jours de régate dans le cadre somptueux du lac de Vouglans pendant lesquels le fameux plan Herbulot, qui au fil des temps a connu pas mal de transformations, a prouvé qu’il se porte encore très bien. Et surtout, qu’il incarne encore une culture de la voile où la mixité sociale reste de mise.

National MaraudeurLa clé figurant sur les grand-voiles représente la clé des champs pour les Maraudeur et la liberté pour les équipiers.Photo @ Sébastien Mainguet
Destination
Patagonie
, balade d’automne en Terre de Feu

Il est tombé raide dingue de la Patagonie, Bernard de Ravignan. Tellement qu’il a créé une association destinée à faire partager des navigations dans le grand Sud. On l’a suivi dans sa nav’ au travers du canal de Beagle et des caletas, fjords et criques constituant ce dédale d’eau, de glace et de forêt. Mieux qu’un paysage de rêve : un territoire mental.

PatagonieLa Cardinale au mouillage à Yankee Harbour dans l’archipel au Nord de la péninsule antarctique, sous la surveillance d’un manchot papou.Photo @ Jeanne de Ravigan
Découverte
Résidence d’artiste
, l’ancien chalutier met les voiles

Anticonformiste, le Grand Largue l’est résolument. Cet ancien chalutier à voiles, qui a un temps servi de laboratoire scientifique dédié aux économies d’énergie, est désormais armé une partie de l’année pour des recherches artistiques. Histoire d’appréhender différemment les océans, dans l’esprit des gens de mer.

Tradition
Chatou, Sharpie, Laser, moth
: un siècle de dériveurs en solitaire

Quatre dériveurs, quatre générations, quatre histoires techniques et humaines. Des propriétaires de Monotype de Chatou, de Sharpie, de Laser et de moth se sont donnés rendez-vous dans le cadre superbe du lac d’Annecy pour une rencontre constituant une photographie de l’histoire du dériveur en solitaire. Un moment d’échanges sur l’évolution de la voile.

Un siècle de dériveurs en solitaireBel endroit pour une rencontre. Devant le port des Marquisats, quatre générations de dériveurs en solitaire confrontent leurs plaisirs jubilatoires. Il n’y aura pas de querelle des anciens et des modernes.Photo @ Marc Muller
Ça vous est arrivé
«J’ai failli couler à cause d’un hublot de coque ouvert»

Il y a un temps pas si lointain où les chantiers faisaient des hublots de coques ouvrants, tout proches de la flottaison. C’est le cas du Sun Odyssey de 1991 de Philippe Lefroid, marin expérimenté parti régater au large de Lorient après la sortie de chantier de son bateau. Le hic, c’est qu’il a oublié de vérifier que ses hublots étaient bien fermés… Et celui de la cabine arrière bâbord, pour des raisons inexpliquées, était ouvert. Après quelques milles, le plan Bruce Farr fait eau de toutes parts, et Philippe est contraint d’appeler la SNSM à la rescousse. Et le pire reste à venir, car l’addition s’avère salée et l’assurance moins généreuse qu’escompté.

Ça vous est arrivé !Sur ce modèle ancien, les hublots de coque sont ouvrants. Cette image prise le jour de la régate montre bien qu’à la gîte, ils se retrouvent très proches de la flottaison – et le voilier semble déjà bien enfoncé...Photo @ PIWISY