La photo à la hune par Frédéric Bassemayousse/WWF

environnement
Les cétacés intoxiqués en Méditerranée
cétacé

Les phtalates s’en prennent aux cétacés. Une étude menée par le WWF, sur la base de biopsies pratiquées sur 90 cétacés dans le sanctuaire marin Pelagos, au large de Monaco, a permis de constater leur exposition à ces perturbateurs endocriniens présents dans les matières plastiques. Ainsi, il en ressort que le rorqual présente une concentration en phtalates DEHP de 799 µg/kg, le cachalot de 631 µg/kg et le globicéphale noir de 739 µg/kg. «Pour comparaison, écrit la fondation pour la défense de la nature dans son communiqué, on considère qu’une source alimentaire a une concentration élevée lorsque la quantité de phtalates passant du plastique dans l’aliment est supérieure ou égale à 300 µg/kg.» Ces perturbateurs peuvent avoir des effets sur la reproduction Isabelle Autissier, présidente de WWF France ajoute : «près de 269 000 tonnes de déchets plastiques, formés de plus de 5 000 milliards de particules, flottent sur les océans.»