La photo à la hune par Martinez Studio

Championnats TP52
La boulette sur le toit du monde ?
la boulette sur le toit du monde

La drisse de spi jouant les filles de l’air : ça n’arrive pas qu’aux autres, puisque c’est arrivé à bord de Luna Rossa, le TP52 italien qui participait du 16 au 22 juillet à Cascais (Portugal) aux championnats du monde de cette prestigieuse série patronnée par l’horloger Rolex.

A l’issue des sept régates toutes disputées sous une météo de demoiselle et à des vitesses de pointe frôlant souvent les 18 nœuds, c’est finalement l’Américain Quantum Racing qui s’est adjugé la victoire finale, devançant de 4 points Azzurra, le second équipage italien de la flotte, et de 14 points le Britannique Alegre.

La victime de ce pépin de spi, Luna Rossa, s’est finalement classée 5e sur 9 concurrents venus participer à ce sommet mondial de la régate habitable. Consolation : cet équipage italien s’est toutefois offert le luxe d’une première place à la troisième manche de cette épreuve à laquelle aucun voilier français ne participait.

Dans les documents de cette Rolex TP52, il est précisé que «20 nations étaient représentées parmi les équipages de cette flotte» et qu’il faut «compter en général 2 à 3 secondes pour que le spi soit envoyé au sommet du mât des TP52, haut de 22 mètres». Aucun chiffre officiel n’est donné en revanche en ce qui concerne le temps moyen des affalages. Et de celui-ci en particulier qui a probablement été un peu long cette fois pour l’équipage italien, après un éventuel «chalutage» dans les eaux portugaises réputées poissonneuses. A moins, talent oblige, qu'il ne s'agisse d'un affalage «à l'Australienne». Solution pour laquelle pencherait plutôt notre reporter Didier Ravon, mais qui supposerait alors une intervention de l'équipage mieux que «dans les meilleurs délais», pour brasser la toile avant que la boulette ne devienne réalité.